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Accueil du site > Contributions > Lettre ouverte > Soyons une force constituante samedi 1er décembre 2007, par Johann

Soyons une force constituante

Contribution pour les assises de la gauche antilibérale, et pour tou-te-s ceux-celles qui le veulent...

Depuis plus de vingt siècles coule dans nos veines un sang mêlé de révolte et servitude, celui des impurs qui tracent de leur dur labeur les sillons de nos champs. Sang de l’homme serf, du paysan kabyle, des éleveurs de vaches des savanes d’Afrique, sang du Gaulois vaincu par l’Empire, sang du sauvage, du Kanak, de l’ouvrier, de l’esclave, du juif de Babylone… Bien des fois ce long fleuve tranquille des âmes soumises s’est mû en torrent de révolte, et chaque inondation fertilisa un peu plus notre sol pour qu’y pousse la liberté.

Il est plaisant de croire qu’avant que les soldats de Rome ne foulent notre sol, nous étions libres et que depuis lors cet infini combat pour la liberté est celui des indigènes insoumis, de Vercingétorix, de Jésus, des martyrs chrétiens, des Basques, des soldats de Valmy, des canuts, de tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre prirent un jour la parole, le glaive ou la plume pour repousser ce qui les menait vers la servitude et leur ôtait la qualité d’hommes libres et dignes.

A travers les siècles nous pouvons observer les multiples visages de l’oppression et de la servitude, à chaque face de Janus brisée par le glaive en succède une autre. Nous avons pourtant su vaincre ceux qui brûlèrent nos chamanes et crucifièrent les leaders de l’insurrection, mais danser sur les ruines de l’Eglise de Rome ne ferait que nous détourner du sentier. Voyez les temples cathodiques, ne sont-ils pas plus efficaces pour nous dire quoi boire et quoi manger, ne s’y prêche-t-il pas plus subtilement le dogme, et contre nous, les hérétiques ? Nous avons bien coupé la tête des rois et des seigneurs mais, qui sont ces gens qui encore tiennent les rennes de notre joug ? D’où tirent-ils leur pouvoir ?

Leur pouvoir, ils le tirent de l’oubli. Du peu de mémoire qui nous reste à travers l’histoire des vainqueurs qu’on nous inculque dès la plus tendre enfance, l’histoire des colons, ne vous souvenez-vous pas ? Les tribus de la Gaule se sont ralliées à Vercingétorix et déroutèrent César à Gergovie, et puis ? Et puis quelques chefs gaulois, suivi par leurs peuples de fiers guerriers, se laissèrent soudoyer par César…et de fiers guerriers il ne resta plus que des serfs travaillant désormais à remplir les gosiers de leurs maîtres successifs, Romains, Francs ou Bourgeois… Oubli, donc, que le pouvoir s’appuie sur la division et que le chef n’a raison que si le peuple, en son âme et conscience, après maintes réflexion, l’approuve.

Comme des millions de prêtres, sœurs, ermites et moines à travers les âges vous avez sans doute la foi, vous vous êtes engagés contre la souffrance et l’injustice, pour propager le savoir et les arts comme élévation de l’âme, comme ceux-là, vous chérissez l’Eglise que vous servez, mais, vous ne vous préoccupez pas vraiment de sa vraie nature, votre lutte au quotidien vous absorbe tant…De votre appartenance au parti ou au syndicat, vous tirez une légitime satisfaction personnelle, vous êtes du bon côté, mais, seule votre action, votre participation à la lutte et, au-delà, ce que collectivement le parti ou le syndicat accomplit vous honore, pas votre carte de membre. Un papier, une étoile jaune ou une croix ne définissent pas un homme, sauf pour les partisans de l’ordre policier.

Certains donc sauront se laisser guider par le sens profond de leurs engagements et de leurs actes pour se joindrent les uns aux autres dans un même combat. Multiples sont leurs armes, innombrables les champs de bataille, et qu’importe la forme que peuvent prendre ses avatars, il n’y a qu’un seul et même dragon à terrasser, chacun a pu en sentir la menace diffuse et changeante. Que nous l’attaquions par le flanc, la queue ou le cou n’a que peu d’importance, nos cœurs portent le même souhait : délivrer le peuple de son emprise mortifère.

Mais avant d’aller au combat, citoyens, il nous faut former nos bataillons. Nous avons besoin de nous unir, d’être solidaires les uns envers les autres, sans quoi la lutte des uns se perd dans l’insignifiance. Certains blesseront le dragon, il aura le temps de cicatriser, d’autres lui inculqueront un virus, il guérira et son système immunitaire se sera renforcé. Mais si tous ensemble et sans cesse nous l’attaquons, partageant ruses, techniques et efforts, nous en viendrons à bout.

Pour l’heure nous sommes bien faibles, désunis, en manque d’imagination et, si peu nombreux… Mais nous avons en bagage un fantastique héritage, des siècles de luttes, des milliers de pages de critique, et la conscience, le pressentiment qu’une autre voie que celle qui nous est imposé est possible, nécessaire.

Nous devrons donc nous unir, trouver une forme d’organisation qui permette l’épanouissement et le renforcement des formes de lutte issues de notre passé, comme la création de nouvelles, adaptées aux nécessités de notre temps, sans jamais perdre le cap. La première des injonctions que l’on s’imposera sera de ne pas reproduire les erreurs du passé, à cela devra nous servir la mémoire.

Voici quelques propositions soumises au jugement de ceux qui auront choisi de combattre ensemble leur ennemi commun, malgré leurs différences :

Nous sommes un mouvement solidaire unissant dans la fraternité, l’amitié et le respect mutuel un nombre indéfini de personnes dont le point commun est de partager les mêmes aspirations et de lutter ensemble pour l’accomplissement de projets de sociétés libres, justes et basées sur l’esprit de coopération. En ce sens notre mouvement se veut le laboratoire d’expériences, de constructions, d’imaginations qui préfigureront ce que la société de demain pourrait être. Nous ne recherchons pas le pouvoir, nous construisons notre autonomie et celle des autres. Nous sommes les humbles serviteurs d’une cause qui nous dépasse, nous ne connaissons pas le chemin, nous n’avons aucun monopole, notre rôle se limite à construire les conditions de possibilité d’un changement durable et profond dans la société où nous vivons, par les moyens et méthodes que nos assemblées approuveront et dans le sens que notre esprit critique, construit collectivement, au-delà de tout dogme, nous aura fait entrevoir. Nous apprenons en faisant et nous faisons en apprenant, par l’exemple de l’effort et de la tolérance, le goût du dialogue et le respect de la dignité humaine, nous cherchons à rassembler, nous construisons des ponts entre les mondes des uns et des autres, nous rallions ceux qui avaient perdu l’espoir.

Nous n’avons pas de chefs, tout au plus des leaders, nous sommes des êtres prêts et heureux de s’insérer dans un collectif, nous reconnaissons la nécessité des rigueurs de l’organisation mais aucun d’entre-nous ne possède une position de pouvoir sur les autres, aucun ne saurait être au-dessus de l’assemblée, personne n’est obligé de suivre les consignes qu’il n’approuve pas, et seuls sont exclus ceux qui le désirent. Nous n’avons pas de bureau politique, ni d’idéologie officielle, pas plus que de représentants, chacun est le bienvenu, avec ses méthodes, ses idées, ses rêves. Chacun est le dépositaire de ses actes, de ce en quoi il croit, de ce pour quoi il lutte et cherchera à se rendre disponible et compatible avec les autres.

Nous sommes une force de subversion, nous portons d’autres valeurs dans nos cœurs que les valeurs hégémoniques, nous nous efforçons de construire des institutions, des organisations, des lieux et des réseaux de solidarité et de vie qui contredisent l’état de soumission et de domination dans lequel l’humanité est plongée, nous créons et lions des bases qui renforcent la capacité de résistance, de connaissance et de création de la population. Notre mouvement se nourrit des idées et des actes de ceux qui chaque jour luttent contre l’oppression, nous appuyons ceux qui vivent et construisent la vie nouvelle, hors du marché et de la concurrence, nous aidons les travailleurs à reprendre leurs entreprises, à se constituer en coopératives, en mutuelles, en syndicats, nous sommes les conservateurs des savoirs du peuple, les défenseurs de la propriété collective des créations humaines, les gardiens de la sacralité des éléments naturels. Nous sommes des promoteurs sociaux, du peuple nous sommes les serviteurs, au peuple nous appartenons, nous donnons de notre temps pour aider ceux qui sont prêts à lutter, à s’organiser, à s’instruire, à s’informer.

Notre organisation est simple et ne connaît pas la bureaucratie, c’est une démocratie participative qui invite chacun à être le protagoniste des décisions auxquelles il a pris part. Nous sommes répartis sur tout le territoire en collectifs délibérant et agissant de manière autonome et réunis régulièrement en assemblées générales aux échelons régionaux et nationaux. Les décisions, résolutions, recommandations et autres, n’ont aucun caractère obligatoire et n’engagent que ceux qui les appliquent, de leur bien-fondé naît l’adhésion de chacun aux projets que la collectivité formule. Ainsi le vote n’a de sens qu’informatif, pour savoir où nous en sommes dans le consensus, en extrême recours il nous permet de trancher les décisions à prendre en urgence, dans les conditions définies par l’assemblée.

Chaque collectif est une réunion de personnes liées par des affinités et une même conscience de lutte, cette conscience se forme par les rencontres et les discussions de fond, le partage d’activités, et la participation commune à des actes de résistance au système hégémonique. Ces collectifs sont composés de citoyens qui savent mettre la constance de la lutte unitaire au-dessus de leurs appartenances religieuses, associatives, partisanes ou syndicales, leur qualité de membre d’une organisation, quelle qu’elle soit, est un plus qui les met en position de trait d’union entre les différentes composantes du mouvement social.

Les actes décidés par les collectifs sont exécutés par ceux-là même qui en ont forgé le concept, le temps et l’énergie que chacun donne sont nos seules ressources. Les initiatives individuelles ou de petits groupes sont encouragées et soutenues. A chaque échéance électorale, les collectifs s’efforceront d’élaborer un programme et de désigner des candidats en consultation avec les composantes du mouvement social et la population locale. Le collectif en tant que tel a pour devoir d’encourager de tous ses efforts la prise de participation démocratique du peuple, il organise des débats publics, des cours du soir, des assemblées populaires, participe aux assemblées générales des travailleurs, organise des événements festifs et culturels, s’emploie à organiser le mouvement syndical là où il est absent et à créer des réseaux de solidarité entre les personnes les plus touchées par l’injustice du système.

Les collectifs dans leur ensemble sont des organes d’exercice d’une pleine et entière citoyenneté, ils sont des espaces d’échange de pratiques et d’idées visant à mettre en place une société plus juste, ils sont donc des organes de proposition et d’élaboration de politiques concrètes, et cherchent les moyens de les mettre en œuvre. Il ne s’agit pas de penser à s’accommoder du système mais bien de construire ici et maintenant, autrement, et sur des bases solides les fondements de la société de demain. Il ne s’agit plus d’attendre la révolution mais bien de la faire, d’être la preuve vivante qu’un autre monde est en marche. Il n’y aura pas de grand soir, simplement une infinité de petits matins.

Nous sommes une mutuelle de la révolte, nous nous efforçons d’unir les actes et initiatives isolées pour leur donner sens dans la lutte globale qui est la nôtre, nous nous appuyons les uns les autres pour que chacun puisse révéler ses capacités et sa dignité d’homme politique. Notre résistance est sans équivoque, nous voulons en finir avec l’oppression, nous ne nous embarrassons pas des lois et des règlements, seul nous guide le sens de la justice. Nous ne sommes ni pacifistes ni terroristes, nous sommes en lutte, et chacun est responsable de ses actes devant les autres.

La pédagogie est notre meilleure arme, notre peuple a été plongé dans l’ignorance et la médiocrité, notre devoir est de nous instruire et de partager ce que nous aurons appris. Un pas en avant est franchi quand le désespéré reprend espoir, quand le passif devient actif, quand l’ignorant se met à lire. Nous sommes ceux qui avons pour loi de nous donner nos propres lois, notre devoir est de nous élever mutuellement au niveau de connaissances nécessaires pour nous administrer nous-même et lutter efficacement contre ceux qui nous en empêchent.

Nous cherchons à construire et développer un système économique fonctionnant sur d’autres règles et principes que ceux du capitalisme. A ceux qui n’ont pas de travail nous les aidons à former des coopératives, à ceux qui n’ont pas de maison, nous les aidons à en occuper ou à en construire, à ceux qui ont faim nous les aidons à se faire à manger. Les grèves sont pour nous un bon moyen de pratiquer l’autogestion, d’expérimenter le service public gratuit, d’autres formes d’échanges et de solidarité.

Nous avons l’ambition de créer une société appuyée sur une économie juste et durable, nous aiderons donc à dégager des débouchés pour les paysans, de même pour l’industrie et l’artisanat, nous boycotterons les exploiteurs et les pollueurs et nous achèterons le produit du travail honnête et solidaire, nous chercherons la maîtrise des canaux de distribution de ces produits et chercherons à les rendre accessibles sur tous les territoires où nous sommes présents. Nous combattrons l’exploitation des travailleurs partout dans le monde, la spéculation et les spéculateurs, la pollution et les pollueurs. Nous ferons en sorte qu’il soit coûteux et difficile de faire rentrer des produits malsains dans nos pays, par le boycott ou par le blocage.

Nous préférons le service public géré par et pour le public à l’exploitation à but lucratif des besoins publics ou à la centralisation bureaucratique de la satisfaction de ces besoins, la privatisation de ce qui appartient au peuple est pour nous un crime d’usurpation et nous serons aux côtés des travailleurs qui combattrons pour conserver la dignité de leur tâche quotidienne. Nous participerons à la création et au renforcement de banques solidaires, qui permettrons le financement de projets coopératifs, de développer des inventions que la logique du capitalisme rejette (moteur à eau, téléphonie mobile gratuite, purin d’orties, etc.). Bien des génies ont trop de cœur et pas assez d’argent pour breveter et développer leurs inventions bénéfiques à la collectivité et à l’environnement, nous nous efforcerons pour que cela cesse. Le renforcement et la généralisation d’une économie sociale, solidaire et écologique, outre les débouchés, les capacités de financement et les techniques, nécessite en premier lieu la force et la volonté de travailleurs conscients et bien formés, qui sachent gérer et s’organiser de manière autonome et en coopération les uns avec les autres.

Nous devons être ces travailleurs capables de fonder des coopératives, capables de reprendre des usines, capables de produire de l’énergie propre, d’inventer et surtout de résister au modèle dominant. Si nous travaillons pour le capital nous devons être son cancer, tout l’argent qu’il nous donne nous devons le consommer ou l’investir dans l’économie nouvelle à laquelle nous aspirons. L’armée de réserve du capitalisme est notre base de recrutement, nous y formerons soldats et officiers de la nouvelle économie, nous créerons des universités populaires où les retraités, les travailleurs qualifiés formeront les futurs travailleurs à résister et à créer cette économie, nous créerons des agences intérim solidaires, basées non plus sur l’exploitation du travail des affiliés mais bien sur la mutualisations des expériences, des besoins et des réussites, axées sur la conscience collective de la solidarité dans la lutte et la nécessité de construire. De la précarité, du chômage, de l’écrasement de la personne par la machine et le stress, nous ferons notre force, nous nous lierons dans nos cœurs et nos efforts pour que chacun puisse travailler pour une cause juste et dans la dignité. Nous serons donc aussi un réseau de coopératives, d’entreprises solidaires, un réseau de services collectifs, un syndicat de travailleurs libres et autonomes ou aspirant à l’être, une mutuelle et une association de consommateurs conscients et responsables.

Pour que nos actions, nos réussites et nos idées soient diffusées, il nous faut aussi créer nos propres canaux de diffusion de l’information, traduire la réalité que nous vivons, telle que nous la voyons depuis la base. Nous devrons donc nous faire média, être prêts à faire du porte à porte, écrire des journaux, peindre sur les murs, chanter, faire du théâtre, de la télévision, tout ce que les peuples ont inventé pour communiquer leur rage et leur sentiment d’injustice, tout ce que nous pouvons utiliser pour informer, élever les consciences, nous nous devons de l’employer. De la réussite de notre offensive communicationnelle dépendra notre succès, nous ne serons pas des agents de propagande, nous serons les portes-voix des sans voix, nous serons les yeux ouverts d’une société devenue aveugle et le cri d’un peuple emmuré dans le brouhaha des vendeurs de mirages publicitaires.

La rue, le quartier, les places publiques sont nos lieux d’expression privilégiés, nous devons êtres voués à recréer du collectif, de la joie et de la convivialité là où le libéralisme n’a laissé que des individus isolés et dépressifs. Nous devons faire émerger nos problèmes, chercher des solutions, nous organiser dans chaque quartier, dans chaque village, pour les résoudre dans et par l’exercice de notre souveraineté populaire, de notre intelligence collective.

Et ce qui nous manque, ce que nous avons réalisé, nos idées, nous devrons les communiquer, les faire résonner et se faire écho des voix et des réussites des autres. L’assemblée générale des collectifs devrait avoir son propre journal qui soit l’émanation de tous les groupes, associations, partis, syndicats qui luttent pour un monde meilleur, un journal participatif, soutenu par ces mêmes organisations. Un journal qui, par sa qualité et la justesse de ses critiques, par le reflet d’une réalité trop souvent tue dans les médias traditionnels, soit capable de toucher des millions de lecteurs et d’offrir un travail pour des centaines de journalistes aujourd’hui bâillonnés par les exigences du capital. Nous boycottons les journaux possédés par des groupes côtés en bourse et nous achetons et lisons la presse alternative, nous soutenons un réseau de maisons d’éditions qui publient les livres dont nous avons besoin pour continuer la lutte avec l’esprit d’éveil et de critique qui nous différencie des mouvements dogmatiques et sectaires, nous n’avons pas de club de pensée, pas d’idéologues attitrés, nous sommes tous des porteurs d’idées.

De notre mouvement naît la critique et la force pour faire mourir l’ancien et naître le nouveau, nous déterminons en conscience ce qu’il faut détruire, nous attaquons les causes avant les conséquences. Nous luttons contre l’égoïsme, le parasitisme, la hiérarchie, la bureaucratie, l’accumulation privative, la pollution, la consommation irresponsable, l’appropriation des biens et ressources communes, la servitude du salariat, tout ce qui conforte la domination d’un groupe ou d’une classe sur une autre, tout ce qui appuie la guerre de tous contre tous qu’est la société capitaliste. Le socialisme a été pensé comme l’alternative au capitalisme et au féodalisme, nous sommes donc un mouvement vers le socialisme, mais du socialisme, de la révolution qu’il appelle, personne ne détient la clef, la définition, encore moins le monopole, ce qu’il contient en principe, ses applications, c’est à chacun de contribuer à le définir, à le construire.

Nous sommes d’accord sur bien des principes, le premier, que la nature de notre mouvement illustre chaque jour, c’est que la démocratie est la seule forme d’organisation préservant la liberté et la dignité de chacun, car chaque participant peut s’y sentir protagoniste des décisions et des actions entreprises, chacun peut y évaluer le bien-fondé de celles-ci, faire valoir son point de vue. C’est également le seul régime qui puisse évoluer en permanence, apprendre de ses erreurs et modifier son cap lorsque l’évidence partagée par le plus grand nombre met à jour les contradictions engendrées par les décisions du passé. Il va de soi qu’il ne saurait y avoir démocratie sans participation collective aux décisions, à la gestion et à l’évaluation des actions entreprises, il va de soi que ceci implique une délibération quasi permanente, une information fluide et transparente ainsi qu’une confiance mutuelle, le respect d’une éthique et la capacité collective de sanctionner la déviance…De même qu’au-delà du village ou du quartier, ce type de régime nécessite l’établissement d’un système de délégation, efficace et légitime, c’est-à-dire des mandataires contraints de faire sans cesse l’aller et retour du local au régional, des portes-voix de leur quartier ou village qui se réunissent pour trouver un consensus sur les questions relatives au niveau de décision, rapportent le fruits de ces discussions et reviennent avec un mandat impératif si l’absence de consensus et l’urgence de la décision imposent un vote.

La démocratie est le seul système, perpétuellement amélioré par les délibérations collectives, qui organise la vie collective dans le sens du bien commun et qui défini ce bien commun non pas dans une transcendance hors du monde mais dans et par la délibération collective, elle-même alimentée par les recherches théoriques, scientifiques et les expérimentations. C’est le seul système qui permette d’organiser en conscience le fait immuable que l’action d’un individu seul ou en groupe rejailli sur la vie des autres, et que l’action d’une main invisible n’est jamais que le chaos qui fait de la misère, de l’exploitation et de la guerre l’ordre naturel des choses. En démocratie, le chaos laisse la place à des lois et des éthiques qui cherchent à faire en sorte que chacun soit nourri et logé, intégré dans des activités qui lui fournissent dignité et respect, qu’il puisse se divertir et chercher à se perfectionner sans mettre en péril ces mêmes droits chez l’autre. La démocratie se conçoit donc comme régime de l’homme intégré dans un collectif, solidaire dans son destin, et ce, qu’il le veuille ou non, avec son quartier, son village, l’ensemble de l’humanité présente et à venir ; il ne saurait y avoir d’homme seul, l’homme est un animal politique, il vit par et dans la société, l’homo oeconomicus n’existe pas.

Nous sommes donc humanistes, nous pensons que chacun a le droit de vivre dignement, dans un environnement sain pour lui et sa descendance, de manger à sa faim, de dormir sous un toit chaud et de trouver sa place dans les activités de la société. Nous sommes les héritiers des communards, des républicains espagnols, savoir si nous sommes communistes ou anarchistes n’a pas d’importance, nous cherchons à résister et à construire, solidaires les uns des autres, nous n’avons pas besoin de parti, nous ne nous perdrons pas en scissions, congrès et élections de dirigeants avides de pouvoir, nous n’avons pas besoin de ligne dogmatique, de goulag, ou de police politique, nous sommes pour le contrôle social des affaires politiques, pour le contrôle communautaire des affaires de la communauté. Nous n’avons ni capitale, ni centre, notre action se diffuse par consentement et imitation consciente. Le pouvoir est entre nos mains, il est ce que nous pouvons faire ou refuser de faire, pas ce que nous pouvons faire faire, ni ce que d’autre nous obligeraient à faire. Il n’y aura pas de dirigeants, seulement des mandatés, responsables devant nos assemblées, révocables à merci. Nul ne pourra dicter aux autres la nature de leur conduite, le contenu de leurs pensées, il n’y aura de planification efficace et émancipatrice que collective, il n’y aura pas de propagande mais une communication collective et participative, pas de chefs institués mais des leaders qui émergent, pas d’entreprise d’Etat mais des entreprises autogérées par les travailleurs sous le contrôle social de la collectivité pour laquelle ils travaillent.

Pour nous le communisme n’est pas une chape de plomb qui s’impose de force à toute une société mais bien la possibilité pour chacun de s’émanciper du joug de l’oppression par la participation à des œuvres et des défis collectifs, nous ferons en sorte que ceux qui voudrons nous nuire ne nous atteignent pas, qu’ils aillent s’exploiter entre eux. Ce que nous imposerons le sera par la force de l’exemple, la conviction et l’adhésion du plus grand nombre, les attaques de nos ennemis seront autant de preuves que le monde que nous créons les empêche d’en être les maîtres, parasites et profiteurs.

Le règne de l’argent ne domine que ceux qui sont fascinés par lui, notre pédagogie fera en sorte qu’ils soient de moins en moins nombreux, car pour nous l’argent n’est rien de plus qu’un moyen pratique d’échanger, pour la plupart des moments de notre vie, il n’est pas nécessaire, pour la plupart des choses qui nous enrichissent ou nous rendent heureux, il ne signifie rien. L’idéal serait de pouvoir décider de la répartition de l’argent, une fois satisfaits les besoins fondamentaux de tous, l’excédent serait distribué en fonction du mérite et de la qualité du travail fourni, c’est-à-dire en fonction de critères sociaux et environnementaux ; ceux qui gagnent aujourd’hui beaucoup en exploitant le vice et la faiblesse des autres seraient alors moins dotés que ceux qui fournissent biens et services de manière éthique.

Même si nous l’habitons ou le voyons différemment, nous vivons tous dans le même monde, ceux qui voudraient s’isoler dans une forêt lointaine verront un jour les pluies acides venues des nuages noirs des usines de Chine tomber sur leurs plantations, ceux qui voudraient construire un mur entre nous et le capitalisme seraient coupables de mépriser le peuple qu’ils enferment. Il n’y a pas d’alternative à notre lutte, elle seule permettra de rendre la dignité aux peuples opprimés du présent et de l’avenir, elle seule nous sauvera du péril de destruction de la planète. Pour nous le Forum Social Mondial a plus de poids que l’ONU, le FMI, l’OMC et la Banque Mondiale réunis, les oligarques de tous pays, les financiers, les multinationales et les bourses sont nos ennemis, les institutions dont ils se servent n’ont aucune légitimité.

Ainsi donc, tous ceux qui voudront bien nous rejoindre seront les bienvenus, il n’y aura pas d’examen d’entrée. Anarchistes, communistes, socialistes, humanistes, écologistes, féministes, syndicalistes, mutualistes, chrétiens, musulmans ou bouddhistes, artistes, ouvriers, artisans ou paysans, nous construisons ensembles nos rêves, nos menons coudes à coudes nos combats. Bien sûr il y a des dirigeants qui se disent socialistes qui dînent avec les dirigeants d’une entreprise capable de privatiser l’eau de pluie d’une ville de Bolivie, bien sûr il y a des dirigeants se disant communistes qui approuvent qu’on mate une révolution par des chars et une dictature militaire, certains bureaucrates et idéologues de salons se disant révolutionnaires pensent du peuple la même chose que leurs voisins réactionnaires, bien sûr il y a des dirigeants se disant syndicalistes capable de saper des mouvements spontanés et autonomes et négocier avec les princes à la place des insurgés, de tous ceux-là nous n’avons pas besoin. Ceux qui nous intéressent, ceux qui sont nos frères de lutte, viennent de la base, ne se conçoivent pas au-dessus du peuple, connaissent son langage, partagent sa souffrance et luttent en son sein. Si certains d’entre eux se plaisent à se laisser diriger et dominer par des élites autoproclamées et cooptées, nous ne pouvons que le déplorer, c’est à eux seuls de faire le ménage dans leurs organisations ou de choisir de les quitter, nous ne pouvons que les y encourager et les soutenir dans cette bien triste lutte.

Pour le reste toute organisation qui prendrait le parti de la révolution que nous menons sera la bienvenue, toutes celles qui souhaiteraient nous chapeauter, nous dominer ou nous utiliser seront priées d’aller appliquer leurs diktats ailleurs. Toute décision de collaboration, d’orientations stratégiques, etc., prise entre nos assemblées et une organisation en tant que telle devra faire l’objet d’un dialogue à tous les niveaux entre les collectifs et ses adhérents suivi d’une consultation intégrale des mêmes adhérents, avec la présence obligatoire lors de ces consultations de membres des collectifs non affiliés à cette organisation, en observateurs.

Toute organisation qui ferait le choix de s’intégrer à notre mouvement devra respecter les principes suivants :
 Ne pas présenter, sous sa propre étiquette, des candidats aux élections auxquelles nos assemblées ont décidé de participer, en dehors du choix des candidats désignés par ces mêmes assemblées, par consensus ou par la majorité des deux tiers ;
 Inscrire toutes ses candidatures à l’association de financement de nos assemblées ;
 Ne pas refuser à un de ses adhérents d’être candidat pour des élections auxquelles nos assemblées auraient décidé de participer ;
 Faire campagne sur les thèmes et programmes définis par nos assemblées et sous leur label ;
 Ne pas dépenser en ressources humaines et financières dans le temps de la campagne défini par nos assemblées pour d’autres buts que la promotion des programmes et des candidats de nos assemblées ;
 Mettre ses élus au service de l’exécution des programmes, actions et principes définis par nos assemblées en acceptant le principe de la révocabilité et du mandat impératif ; _ne pas donner de consignes de vote ou de discours préétablis à ses adhérents lors de nos assemblées ;
 Ne pas exclure d’adhérent pour des faits ou des dires ayant eu lieu dans le cadre des assemblées ou activités liées aux collectifs ; _respecter les consignes issus des délibérations collectives lors de manifestations et actions unitaires ;
 S’engager à accomplir au nom de la lutte commune et non pour leur propre compte les missions que nos assemblées lui auront confiées ;
 Mettre à disposition des objectifs définis par nos assemblées les moyens dont elle dispose ;
 Contribuer à la vitalité critique et la fertilité de l’imagination dans nos assemblées ;
 Promouvoir la participation de ses adhérents aux activités organisées par les collectifs ou d’autres organisations affiliées ;
 Opérer une redéfinition sincère et démocratique de ses objectifs, corpus idéologique, stratégies et modes d’action au cas où ceux-ci seraient incompatibles avec ceux définis par nos assemblées ;
 Respecter la souveraineté inaliénable des collectifs et leurs modes de prise de décisions.

Les assemblées peuvent désigner des commissions pour travailler et coordonner la lutte sur des domaines spécifiques, elles en définissent les attributs, tâches et fonctions. Une commission est un groupe de personnes, si possible déjà qualifiées et informées dans le secteur et les activités pour lesquels elles ont été désignées, qu’elles soient membres ou pas d’une organisation y opérant. Chaque commission travaille dans la transparence et est responsable devant l’assemblée qui l’a désignée ; toutes les réunions de commissions au niveau national sont enregistrées et disponibles sur internet. Chaque commission est tenue de collaborer avec les autres, de chercher à opérer des connexions avec toutes les organisations présentes dans son secteur et la population concernée. Chaque commission choisira un référent chargé de présenter son travail à l’assemblée. L’assemblée peut décider que des réunions de coordination de travail des commissions soient organisées régulièrement dans la transparence.

Dans la mesure du possible, chaque commission devra produire, rassembler et mettre à disposition des données relatives à son domaine, puis élaborer des propositions soumises aux collectifs. La page internet de chaque commission doit comprendre une description de son domaine d’intervention, son intégration dans la lutte globale, les défis à relever, les alternatives possibles, elle s’alimente des propositions et résolutions validées par les collectifs, et d’un recensement des réussites de notre mouvement, une revue de presse du local à l’international devra rendre compte de l’état de la lutte au niveau global. Les commissions de niveau régional et national sont tenues de travailler en étroites relations avec les commissions locales. Chaque référent est le seul mandaté pour intervenir au nom de notre mouvement dans les médias et sur le thème qui le concerne, ceci implique sa révocabilité par l’assemblée, et l’obligation pour tout membre des collectifs sollicité par la presse pour parler autrement qu’en sa qualité de citoyen d’en avertir le ou les référents concernés. Le travail des commissions est évalué par l’assemblée, leurs membres sont renouvelés par tiers tous les 6 ans au niveau national et régional, de manière consensuelle au niveau local, ils sont révocables à tout moment sur proposition dûment motivée d’un ou plusieurs collectifs, auquel cas l’assemblée se prononce par un vote majoritaire au niveau régional et national, au niveau local, sur proposition d’un ou plusieurs membres d’un collectif, majorité des deux tiers des membres présents à bulletin secret.

Les votes et décisions d’une assemblée concernent l’ensemble des membres du ou des collectifs correspondant, les procurations sont acceptées sur mandat semi impératif et à raison d’une seule procuration par personne ou mandataire de collectif(s), toute personne ou collectif absent peut faire lire une contribution par une personne présente à l’assemblée.

Toute procédure de révocation doit faire l’objet d’un respect de la dignité et de l’intégrité de la personne mise en cause, après la notification des griefs, la dite personne devra pouvoir disposer d’un temps de parole pour pouvoir se défendre et sera en droit d’inviter des personnes à prendre sa défense, durant le temps de la procédure, le silence de l’assemblée pendant les temps de parole de l’accusation et de la défense sera requis.

Notre force est d’être un mouvement de citoyens avant d’être un mouvement idéologique, nous sommes les traducteurs de la rage du peuple. Nous serons donc une force constituante. De la démocratie à laquelle nous aspirons nous écrirons le contrat social, la république du peuple naîtra quand nous serons majoritaire. Grâce au travail de nos commissions, pour chaque attaque de nos ennemis, pour chaque agitation médiatique, nous avons une réponse, une politique déjà formulée, une alternative. Nos programmes sont clairs et marquent une rupture avec l’esprit de la démocratie représentative et l’économie de marché, leurs mesures sont conçues comme transitoires, ce qu’il sera possible et nécessaire de faire au moment du vote, en fonction des rapports de force et du niveau de conscience révolutionnaire à l’intérieur comme à l’extérieur de notre mouvement.

Nous sommes conscient qu’à l’intérieur de notre mouvement il y a des personnes, des groupes ou des organisations qui ont des idées plus radicales que d’autres concernant ce qu’il faudrait faire pour vivre ou amener une véritable révolution. Notre mouvement leur laisse tout l’espace pour diffuser leurs idées, gagner les esprits, nous nous efforçons de leur aménager des espaces qui leur permette de se sentir partie prenante des processus réflexifs et décisionnels, nous développons des réseaux qui leur facilitent la création, la réalisation de leurs objectifs, là où cela est possible. Mais nous considérons le sectarisme et l’avant-gardisme comme des ferments de division et des erreurs stratégiques que nous ne pouvons accepter, nombres de mouvements, d’opportunités historiques ont déjà été sapés par cet esprit de pureté, cette idée de supériorité d’une option théorique ou stratégique sur une autre. Notre but est alors d’intégrer comme des frères les révolutionnaires de tous bords, ceux qui rêvent d’un monde meilleur, mais de les confronter sans cesse à la nécessité de s’aligner sur ce que les autres, le peuple, peuvent accepter comme idée du changement, sur ce qu’ils peuvent réaliser effectivement comme pas en avant dans notre contexte social-historique.

Nous avancerons dans l’unité ou nous n’avancerons pas, chaque pas en avant le sera par l’acceptation du plus grand nombre, chaque pas en avant nous ouvrira la possibilité d’aller plus loin, c’est là l’enseignement de la praxis révolutionnaire. Ainsi chacun devra accepter d’être en deçà de sa propre radicalité et patienter, travailler pour que les esprits s’ajustent, être lui-même prêt à renoncer à des idées préconçues, faire sa révolution intérieure, dans sa pratique, dans sa vie quotidienne, dans sa manière de dialoguer et d’accepter le résultat de ce dialogue. Serait stérile tout mouvement qui aurait la prétention de s’éloigner de la voie tracée par le peuple lui-même, ses mouvements, ses créations spontanées, sa culture et son esprit multiséculaires.

D’un autre côté, et ceci est tout aussi fondamental, nous devrons contribuer à sans cesse ouvrir des brèches, ne pas nous enfermer dans un officialisme, un conventionnalisme ou conformisme létal. L’échec contemporain du mouvement ouvrier est à ce titre le meilleur contre-exemple. Nous ne devons pas avoir peur d’être dans l’illégalité. Etre conséquents avec notre radicalité, sûrs du bien-fondé de nos objectifs, tels doit être la nature de notre action, à l’exemple de ceux qui fauchent les champs d’OGM. Il serait naïf de croire que l’oligarchie en place nous laisserait abolir ce qui soutient sa domination en cas de victoire à de banales élections bourgeoises, nous devons d’ores et déjà consolider les moyens de résistance du peuple à ses attaques, faire apparaître par des actes et des constructions radicales les contradictions du système, sa nature cynique et belliqueuse.


  décembre 2007  >">
lumamejevesadi
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PORTEZ PLAINTE CONTRE L’ ÉTAT FRANCAIS !!! SIGNEZ LA PÉTITION !

Pas d’Europe des peuples sans référendum populaire !

Et si la france jetait - loin - un pavé dans la marre ?

Le 13 novembre 2007 Nicolas Sarkozy annonçait qu’il ne convoquerait pas de référendum pour ratifier la nouvelle mouture du Traité Européen.

Alors, on ne l’appelle plus "Traité constitutionnel", on le dit "modificatif", "simplifié", mais qu’est-ce, sinon une bonne vieille resuçée de ce que nous avions déjà rejeté le 29 mai 2005 ?

Mais il existe une possibilité de refuser cette situation : PORTER PLAINTE contre l’Etat français, pour REFUS d’ORGANISATION de REFERENDUM !

Nicolas Sarkozy s’est félicité d’avoir fait adopter ce texte le 13 novembre 2007. Il reste à le faire ratifier par la voie parlementaire et le Parti Socialiste ne s’est pas opposé à cette vraie privation de référendum... Un mois après cette adoption du 13 novembre, lors de la conférence  ... (lire la suite)
mardi 27 novembre 2007, par celtoligure

Téléchargement : Sarkozy veut "civiliser" Internet

Le président a qualifié d’historique la remise du rapport Olivennes, qui propose de couper l’abonnement des internautes qui font du téléchargement illégal.
Aux internautes qui téléchargent de la musique ou des films protégés, le rapport Olivennes propose d’envoyer des mails d’avertissement avant de leur couper l’Internet et de résilier leur abonnement. Sur cette base, Nicolas Sarkozy s’est réjoui de la signature vendredi à l’Elysée d’un accord contre le  ... (lire la suite)
vendredi 23 novembre 2007, par Wolfman
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